Mahieddine-Naoile, duo du week-end

10 km des Foulées d’Aubergenville – 22 mars 2015

NAOILE ET MAHIEDDINEQue font les Nacards un week-end de pollution ? Quelle question : ils courent bien sûr. Mais ils ne sont pas bêtes, ils pratiquent la course alternée : le samedi, les uns se font l’Eco-trail, et le dimanche, les autres font tomber les records du club sur 10 km dans la double boucle réputée roulante d’Aubergenville.

A tout seigneur tout honneur, Mahieddine était peut-être fatigué, ce qui l’a fait échouer au pied du podium vétérans, mais il a quand même battu en 32’28 le record vétérans du club sur la distance une nouvelle fois, une semaine après Nogent-sur-Marne, et pour quelques secondes seulement ce 22 mars 2015. Pour les records, c’est sur la page ici.

Chez les filles, Naoile (6e féminine en 37’03) pour sa première sortie sur la distance, a effacé des tablettes le record de Yasmina (37’45) qui datait de la saison passée. Yasmina était occupée ailleurs, la veille, sur l’Eco-trail de Paris. Allez comprendre pourquoi elle n’a pas couru un 10 km le lendemain d’un trail de 30… Elle y était entourée de quelques autres Nacards qui en ont profité pour préparer le marathon de Paris le 12 avril. Qui n’en ont pas fait de la figuration pour autant : Vincent F. est monté sur la plus haute marche du podium vétérans 2 hommes sur 30 km et 600m de dénivelé ; et Marie s’est adjugé la médaille de bronze sur 50 km (et 1000m de dénivelé) chez les V2 femmes. Au retour de cette « séance », Mathilda était très curieuse de connaître les résultats des engagés du club à Aubergenville. En quête d’indics, elle s’est heurtée à un mur de rectitude et a dû se résoudre à patienter comme tout le monde jusqu’à leur publication sur le site le lundi mardi soir. Quelques déglinguos, genre Nathalie, avaient carrément opté pour le 80 km. Mes journées de travail n’ont jamais duré le temps qu’elle a passé à cavaler… Surtout un samedi ! Mais la Tour Eiffel scintillant pour son dernier kilomètre fut pour elle une récompense suffisante de ses efforts.

Aubergenville est un cadre moins prestigieux, d’autant que le printemps avait décidé de rester couché un jour de plus. On le comprend. Les Nacards se sont donc farci les nuages, le froid, mais surtout le vent, qu’on ne sentait pas trop au départ, bien au chaud au milieu de la foule, mais carrément pénible après quelques kilomètres de course, quand le peloton s’est étiré. Là, un autre intérêt de ne pas courir tout seul : pouvoir s’abriter ni vu ni connu je t’embrouille derrière un groupe de coureurs.

Courir avec un lièvre, on l’a déjà dit, ça aide. Après avoir fait enrager le sien à Etampes, Marilyne a été docile avec son marathonien de Jean-Marc, venu l’aider à passer sous les 50’ le lendemain d’une petite sortie de 2h30. D’autres sont aidés par leurs coachs (privilège réservé aux femmes bien sûr). Naoile a ainsi constaté avec le Président (qui avait curieusement conservé sa tenue de chez Castorama) que la mesure des kilomètres n’était pas partout la bonne. Et Adeline (41’54), déjà qualifiée pour les championnats de France de 10 km, passait pour la première fois sous les 42’ avec le soutien de Samir dans les quatre derniers kilomètres. A l’inverse, pour gagner son billet sur cette dernière course qualificative et à son premier essai cette saison, Wahiba (42’00) a privilégié son dossard préférentiel plutôt que son charmant lièvre. Elle a bien fait : en partant avec lui dans la populace, elle aurait perdu des secondes sur son temps officiel, il l’aurait retardée, et aurait risqué de manquer la barrière qualificative des 43’. Une barrière des minima également franchie par Wahid (33’28), sur les bases de son record. Moins de chance pour Miloud, de retour en compétition mais resté tout près des minima vétérans (37’02) alors que, dans la même catégorie, Houcine (33’45) est une nouvelle fois passé sous les 34’.

Andalib (51’30) aussi a amélioré sa meilleure perf en courant toute seule. Enfin pas tout à fait : pour la première fois elle a couru avec sa montre. C’est-à-dire qu’elle a regardé ses temps de passages aux kilomètres !!! Et ça maaaarche !!! Quatre ans de pratique, déjà, pour Andalib… Et puis, il y a toujours ceux qui courent ensemble sans le savoir : Benjamin G. (38’13) qui, à son corps défendant, sert de lièvre à ce filou de Pierre R. (38’18), mais le tient sur la ligne d’arrivée… où tous deux se voient dépassés par l’infâme Adrien (38’14 en temps réel), apparemment bien remis de son titre de vice-champion handisport des Hauts-de-Seine, qu’ils avaient doublé en amont ! Quant à Hamlili, il pratique le marquage à la culotte : il ne court vraiment que les courses où court Olivier M., rien que pour le devancer ! Ils auront au moins partagé après l’arrivée leur dégoût pour le jus de chaussettes froides qui leur a été servi en guise de café. Vivement le retour du thé de Brahim…

Enfin, il y a les aides ponctuelles. Genre Olivier P.-L. qui vous encourage en sens inverse (c’est pas qu’il s’est gouré, il s’est pété le mollet au 6e, et il revenait en boitant, alors qu’il visait les minima). Ou le Président qui vous donne un ultime coup de fouet pour les cinq cents derniers mètres. Grâce à ça Camille est passée juste sous les 49’ et a égalé son record, mais ne l’a pas battu. Il faut fouetter plus fort. Bref, la pollution, ça n’empêche pas de courir ni de battre des records. Ce n’est qu’une bête histoire d’espérance de vie.

Bruno F.

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